Avec l’APE, des secteurs vitaux de l’économie de l’Afrique de l’Ouest ne risquent-ils pas de disparaître et les recettes publiques ne vont-elles pas s’effondrer entraînant des conséquences préjudiciables pour la population ?

La structure de l’offre d’accès aux marchés de l’Afrique de l’Ouest, le calendrier de démantèlement et les autres mesures prévues permettent de réduire les effets négatifs de l’accord.

 Ce scénario catastrophe ne peut pas se réaliser pour les principales raisons suivantes :

  • Les produits jugés très sensibles par la région comme certains produits agricoles, ont été exclus de la libéralisation
  • 60 des 75% de produits à libéraliser concernent des intrants, des matières premières ou des biens d’équipement dont certains étaient déjà à 0% de droit de douane, donc libéralisés de fait.
  • La nature des produits libéralisés au bout du premier quinquennat, devrait avoir un  impact positif sur le secteur productif et donc sur l’accroissement des richesses et des revenus.
  • Il est prévu une compensation par l’UE de l’impact fiscal net et un appui à la mise en œuvre d’une transition fiscale qui génèrera, à moyen  terme de nouvelles recettes fiscales pour l’Etat
  • Des mesures de sauvegarde sont prévues
  • L’accord comporte une clause de révision qui peut être mis en œuvre tous les 5 ans.
  • Le calendrier de libéralisation prévoit une ouverture progressive sur 20 ans, ce qui laisse le temps aux pays de l’Afrique de l’Ouest de s’ajuster au nouveau contexte de l’APE.
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